mardi 9 juin 2009

ATTILA



















Après le passage des hordes d'Attila
Toutes les fleurs s'étaient fanées





Il paraît qu'elles n'ont repoussé
Que bien longtemps après





On dit aussi que l' Histoire
Est un éternel recommencement





Mais on dit tant de choses
Qu'il devient plus reposant de se taire

samedi 6 juin 2009

DEMAIN...








Demain, on vote.

J'invite les lectrices et lecteurs de ce blog (s'il en reste ?) à lire le dernier billet de Najat (lien ci-joint, cliquer sur "Najat") et de visionner surtout la video "Mariage de l'Europe et du social", disponible en fin du billet.

Bonne découverte !

mercredi 27 mai 2009

SURNAGER








Billet notamment pour rassurer sun_is_blue, Patrice,... : non, vous ne vous êtes pas trompés d'adresse, c'est bien ici !

La crise : causée par

-la monnaie scripturale,
-et la spéculation.

En deux mots :

-monnaie scripturale.
Les banques ont obtenu (puisque logiquement l'argent revient toujours en banque) d'avoir le droit de prêter...d'abord trois fois, puis sept fois...puis je ne sais plus ! autant d'argent que ce qu'il y a dans leurs caisses. Donc, quand vous empruntez (achat voiture, maison,...), on vous prête de l'argent qui n'existe pas. Mais vous rembourserez le double ou plus (avec les intérêts) avec votre argent, qui celui-là existe, puisqu'il représente la valeur de votre travail !

-spéculation.
Spéculer, ce fut d'abord acheter un truc, et attendre qu'il ait pris plus de valeur avant de le revendre. Une affaire de patience, donc pas grave.
Mais on a aussi permis la "spéculation à la baisse". Quand on pense qu'une valeur va baisser, on la vend maintenant, sans même la posséder !, en espérant l'acheter un peu moins cher un peu plus tard.

On comprend que le mélange de ces deux dérapages ait conduit là où on se trouve...
(Il y a même eu spéculation sur la misère.)

Rappel :
-l' Europe de droite a géré la crise en continuant à admettre l'étatisation des pertes et la privatisation des profits, çàd en faisant supporter au contribuable le prix des dérapages des trafiquants de la finance.
-le PSE entend lutter contre ces prédateurs, en régulant (enfin!) ces marchés financiers qui ont atteint le point culminant du malsain.

samedi 9 mai 2009

NERVAL !

Il y a longtemps que, sur ce blog, je fais parfois référence à Nerval.

Je viens de terminer une "étude" à son sujet, que je publie ci-dessous.

C'est intitulé :


" DE NOS CHATEAUX DISPARUS
AUX MYSTERES DE NERVAL "




La publication sur blog n'est pas particulièrement confortable.

D'abord pour l'auteur : les illustrations accompagnant les épisodes 4, 5 et 6 existaient sur feuilles A4, et sur mon ordinateur. Ordinateur qui a refusé de les envoyer en tant qu'images pour illustrer ces épisodes.
J'ai donc dû photographier mes vieilles feuilles A4, et les enregistrer en "images" sur l'ordi. Qui a ainsi daigné accéder à ma requête. Photos prises un peu vite, parce que j'avais dit que je terminais cette diffusion aujourd'hui, et donc..photos loin d'être parfaites pour cause de précipitation.

Ensuite pour l'utilisateur !
La série complète comprend, après ce billet, Nerval (2),... jusqu'à Nerval (11) puis Nerval (fin).

Si on prend la série au début (ce billet), l'ascenseur permettra de descendre jusqu'à "Nerval (6)", par exemple).
Pour accéder aux billets suivants, il faudra remonter en haut de page.
Ensuite, dans la rubrique "Messages précédents" (à droite), cliquer sur "Nerval (7)".
Et répéter l'opération (haut de page...) jusqu'à "Nerval (fin)"

Bon courage aux aventuriers de l'Etrange qui vont oser ce long voyage dans les entrailles de l'informatique et du Mystère.

NERVAL (2)

IL Y A…QUELQUES ANNEES.


Mercredi 13 mai 2009. Réunion dans notre ancienne école (Ecole moyenne de Braine-le-Comte) des anciens élèves de Mme Génicot, qui était notre prof de latin il y a 47 ans pour moi, 50 ans pour d’autres…



Parenthèse et flash back. (Il y en aura d’autres : ça met du rythme à ce qu’on raconte !)

J’ai apprécié les œuvres de…Nerval depuis que je les ai découvertes, dans les années 60. (A l’école, tout simplement)

Vacances familiales à Ermenonville dans les années 80.

On aurait dit que très peu avait changé (abbaye de Chaalis, paysages, tombeau de Rousseau,…) depuis qu’il avait écrit « Sylvie ». Balade aussi évidemment dans le Mortefontaine décrit par Francis Carco. Balades entre nature et des pages parmi les plus belles de notre littérature.

Les hasards de la vie font que je serai amené à « analyser » Aurelia de Nerval quelques années plus tard.
Et des trucs qui m’avaient échappé en première lecture m’apparaissent…obscurément lumineux. J’entame donc des recherches – passionnantes- dans le but d’écrire un livre.

Il y aura bien des notes éparses, des contacts, même une exposition à Ermenonville,…

Puis d’autres impératifs.
Je continue à chercher…de temps en temps.


(C’est vrai, mes recherches n’avancent jamais vite : je cherche un jour mes clefs, le lendemain mes lunettes, puis mes carnets de notes,…Mes bureaux ont tendance à se laisser envahir, jusqu’à déborder. Et travailler dans plusieurs bureaux, puis dans deux ordinateurs à la fois, multiplie les problèmes : le document que je voudrais consulter au rez-de-chaussée se balade à l’étage, le fichier reçu sur l’ordinateur 1 n’a pas été envoyé sur l’ordinateur 2 où j’en aurais besoin.
Que de pas évitables et de temps perdu soit dans l’escalier, soit à…m’envoyer des mails à moi-même pour me transférer des données.
C’es promis : si j’écris un autre « bouquin », je m’organiserai mieux, j’essaierai d’aller plus vite, ce qui fera que j’aurai moins tendance à raconter ma vie.)



Il y a trois ans, je participe à un concours de nouvelles historiques, et j’écris les trois premiers épisodes d’une saga qui doit mener à Nerval. Un autre concours l’année d’après me motive à rédiger ce qui sera le septième épisode de la série.

Puis tout continue de dormir dans mon ordinateur…jusqu’à ce que je reçoive l’invitation à nos retrouvailles du 13 mai.

Je décide de terminer pour cette date. Afin de pouvoir dédier à Mme Génicot, perdue de vue depuis plus de 40 ans et que nous allons avoir la joie de retrouver, cette « suite nervalienne » qui était mon objectif depuis si longtemps.

Souvenirs…pour terminer en trois jours ce qui était commencé depuis…presque trente ans !
Souvenirs…d’une saine discipline, librement consentie.

Elle a su nous guider dans les dédales complexes du latin avec à la fois compétence, volonté, activités d’éveil (les « realia ») et le sourire de la confiance. Le franchissement des obstacles latins permet par la suite de mieux maîtriser les arcanes du français et de sa littérature, et aussi de la logique.

(La littérature, la logique,…il semblerait donc que mon « enquête », qui va suivre, repose sur de très bonnes bases)

Surmonter des obstacles, maîtriser des arcanes,…Aujourd’hui, c’est en plus grâce à elle que je termine une « étude » lancée depuis des décennies.
Plus rien d’impossible…

Bravo, et merci, Madame !

NERVAL (3)





LE SOLEIL



Le soleil se couche à l’Ouest

Sauf quand on a perdu le Nord

NERVAL (4)




I. ULTIMO CAVALIERE


Janvier 1477…

(LE LECTEUR : Janvier 1477 ! Mais on s’en fout. On n’était pas nés…
L’AUTEUR :-Et si la Terre avait été victime en cette année lointaine d’une collision cosmique, nous ne serions pas ici à tenter de reconstituer sa ténébreuse histoire.)


Janvier 1477, donc. Charles le Téméraire, grand duc d’Occident, est mort à la guerre. Son meilleur ennemi, le roi de France Louis XI, qui a acheté il y a deux ans la solution finale à la guerre de cent ans, rêve de reconquérir les territoires bourguignons. Déjà en juin, des châteaux sont assiégés en Hainaut…

Mars 1478, au Vatican. Fra Benito, un neveu du pape Sixte IV, organise le travail méticuleux d’une douzaine de copistes, qui doivent créer un nouvel exemplaire des travaux des Templiers relatifs au savoir des anciens alchimistes. En même temps, à Canterbury, dans une Angleterre qui sort de la guerre des deux Roses, le chanoine Robin dirige un travail similaire : ici, on recopie les découvertes des Templiers en Orient..
En effet, le massacre des moines soldats par Philipe le Bel, puis le grand schisme d’Occident, et l’histoire secrète de l’humanité s’est retrouvée moitié au Vatican, moitié à Canterbury. Le pape Sixte veut réunir l’ensemble de ces immenses connaissances. Et il veut aussi que l’on puisse les analyser tant à Canterbury qu’à Rome, d’où le travail confié aux copistes.
A Moustier, dans le comté du Hainaut, une jeune novice, sœur Melody, a noté pour les confier aux messagers du pape qui doivent venir, des signes mystérieux gravés dans la pierre.

(LECTEUR :-Comment sait-elle qu’ils doivent passer par là ? Et pourquoi des copistes : on avait inventé l’imprimerie !
AUTEUR :-Même s’il n’y avait ni téléphone ni internet, il y avait des pigeons voyageurs et messagers ! Des copistes, pour ne pas confier à la technique des documents ultra secrets)


Avril 1478. Le travail est terminé au Vatican. Fra Benito est prêt à partir pour Canterbury. Il sera accompagné de quatre soldats bien armés. Ils gagneront d’abord Nice par la mer. De là, Anvers (aux Pays Bas) à cheval, d’où ils embarqueront pour l’Angleterre. A l’aller, Fra Benito porte tous les secrets d’Occident. Au retour, par mer, il ramènera ceux d’Orient. .
La traversée jusqu’à Nice se déroule sans le moindre incident.
Les cinq cavaliers vont maintenant traverser des territoires appartenant à l’Empire et à la France, jusqu’au Nord-Est où la guerre menace.
Le troisième jour, dans les montagnes près d’Annecy, ils sont attaqués par une bande de pillards. Archers fantastiques, les soldats du pape mettent les assaillants en déroute. Mais l’un d’eux, Robur, est tué pendant le bref combat. Ils ne sont plus que quatre à se diriger vers Dijon et la Champagne.
Le septième jour, ils arrivent à Reims. Direction Valenciennes, maintenant. Valenciennes, où ils ne savent pas qu’ils n’auront que quelques jours d’avance sur la grande armée de Louis XI. Une grande armée précédée depuis des mois de troupes d’avant-garde et de mercenaires allemands à la conquête des Pays Bas bourguignons. Les frontières sont floues : Condé est bourguignon, mais Tournai, un peu plus loin, est français.
Après Condé, les envoyés du pape évitent Péruwelz assiégé par l’avant-garde française et se dirigent à travers bois et campagnes vers l’hospice de Wande, à Briffoeil. L’hospice est occupé par les soudards allemands qui tentent sans succès de s’emparer du château depuis près d’un an. Fra Benito et son escorte galopent alors vers le château. Mais ils sont poursuivis par de farouches guerriers montant des chevaux plus frais. Deux des soldats, Gianni et Roberto, s’arrêtent et font face à la horde sauvage, afin de la retarder au maximum. Ils succomberont sous le nombre, et leur sacrifice permet à Fra Benito et son dernier compagnon, Jaufré, d’arriver au château où ils sont reçus par Antoine de Mortagne.

(LECTEUR :-Et nous voilà en plein western ! En plus, une horde désigne des loups, et pas des soldats.
AUTEUR :-De l’Antiquité jusqu’à Bush les hommes n’ont jamais tourné que dans de mauvais western. Mais c’est vrai que, par respect pour les loups, il faudrait trouver un équivalent non pas humain, mais inhumain, au mot « horde »)



1er mai 1478. L’armée de Louis XI vient de prendre Condé. Antoine sait que la fière forteresse de Briffoeil ne résistera pas longtemps à la grande armée. Il veut quand même organiser le sauvetage du légat du pape.
-En suivant le souterrain, pendant près d’une lieue, vous arriverez au château de Ghyssegnies où vous trouverez de nouveaux chevaux pour continuer votre voyage. Une heure après votre départ, je ferai incendier le château, pour qu’il ne tombe pas aux mains des Français, et pour effacer toutes traces de votre passage.
-Dieu vous bénisse, Messire. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Voyage sous la terre pour le prélat et son précieux bagage, avec maintenant un seul compagnon pour escorte.

( LECTEUR :-Comme dans Jules Verne, …ou Victor Hugo !
AUTEUR :-L’aventure, c’est l’aventure !)



De Ghyssegnies, où ils ont reçu de nouveaux chevaux pour continuer, ils voient au loin les flammes et la fumée noire : le château de Briffoeil est en train de flamber et l’entrée du souterrain disparaîtra sous les décombres.

Le prélat et le soldat sont bientôt à Moustier. Sans tarder, la Supérieure les installe au parloir où les rejoint la jeune novice Melody . Elle remet son patient travail à l’envoyé du pape. Bien que touchés par la grâce de la jeune femme, les deux hommes ne peuvent s’attarder. Leur voyage sera encore long, mais on a l’impression qu’ils se promettent de revenir à Moustier avant que Melody ait prononcé ses vœux définitifs....


(LECTEUR :-Enfin une femme dans l’histoire, mais voilà qu’elle est presque nonnette et qu’elle trouble pourtant le nonce apostolique ! On n’est pas encore au temps des Borgia, çà promet !
AUTEUR :-Religieux ou soldat, un homme reste un homme. Et il vaut mieux embrasser la Religieuse -comme aurait dit Brassens- que le culte de l’intégrisme !
Quant au temps des Borgia, voir remarque »1 » à la fin du conte.)



Seule la difficile mission compte pour l’heure. Cap immédiatement vers le Nord-Nord-Est, vers le port d’Anvers, en suivant tout droit une vieille chaussée datant au moins de l’Empire romain.
En entrant dans la cité portuaire, les deux cavaliers sont attaqués par une bande de détrousseurs. Avec sa terrible épée, Jaufré fait face aux assaillants et les retarde suffisamment pour que son compagnon puisse, encore une fois, se sauver. Le vaillant soldat est massacré dans la terrible bataille. Il ne reverra pas la jeune Melody…
Fra Benito est seul au moment d’embarquer pour l’Angleterre dans le navire qui avait pour mission de l’attendre ici au port.
La galère papale s’appelle « Tue-la-Mort », comme le whiskey (irlandais) dont le capitaine, John Walker, offre un bon verre à Fra Benito. Après tant d’efforts, un peu de réconfort pour le dernier survivant de la grande équipée.


(LECTEUR :-Qu’est-ce que c’est que ce whisky Tue-la-Mort ?
AUTEUR :-Il s’agit vraisemblablement de l’orthographe médiévale de la vénérable maison Tullamore Dew).



Surpris de voir arriver à bord un seul cavalier, le capitaine Walker lui promet une escorte de deux bons marins pour les quelques lieues séparant Douvres de Canterbury, une région qui ne présente normalement nul péril.
Traversée sans histoire. Voyage rapide, avec des chevaux reposés, jusqu’à Canterbury.
Benito et Robin font enfin connaissance. Avec émotion, en sachant que leur rencontre fut programmée dans le but d’unir enfin toutes les connaissances d’Orient et d’Occident.
Après un peu de repos et l’échange des documents, Fra Benito réembarque vers le Vatican à bord de la galère du capitaine Walker.
La longue traversée, malgré les passages délicats au Finistère, au Golfe d’Aquitaine puis au détroit, s’accomplira sans incident grave.
Grâce à cette mission accomplie par Fra Benito, des moines, à Canterbury et au Vatican, assemblent en un seul immense volume toutes les connaissances de l’Humanité…
Quatorze ans après, Colomb allait découvrir l’Amérique.
Quelques décennies ensuite, Vésale créait l’anatomie.
Encore plus tard, l’Angleterre lançait la franc-maçonnerie…


(LECTEUR :-Si on comprend bien, les francs maçons sont les héritiers des alchimistes et des templiers, et s’il n’y avait pas eu un souterrain à Briffoeil et un mystère à Moustier, on n’aurait pas découvert l’Amérique ?
AUTEUR :-Il est indiscutable que les connaissances modernes puisent leurs sources dans les mystères les plus antiques. C’est un fait aussi que, s’il n’avait rien eu à cacher, Antoine de Mortagne n’aurait pas eu besoin d’incendier le château de Briffoeil.
LECTEUR :-Alors, c’est vrai, tout çà ?
AUTEUR :-Hélas, ceci n’est qu’une nouvelle historique, soit quelques pages de fiction. Donc, les personnes qui,…etc…etc…)














MAIS
Il reste bien une tour à Briffoeil. Et aussi à Blicquy, le long de la chaussée menant à Moustier…Pourquoi donc tout n’a-t-il pas flambé ? Sauvegarde de témoins de notre histoire mystérieuse ?


Et ces inscriptions qui à Moustier gardent leurs mystères sont attribuées aux Maçons, sur un ancien territoire des Templiers….

Quant à Colomb, le grand amiral : l’aventure pour l’aventure, ou bien des cartes inconnues du grand public pour indiquer le chemin de l’Eldorado ?

Il y a tant de choses, disaient déjà Shakespeare et tant d’autres…




(1) QUANT AU TEMPS DES BORGIA…
…il aura duré plus d’un siècle. Naissance en Espagne en 1378 d’Alphonse Borgia. Un des piliers de la réunification après le schisme, il sera pape de 1455 à 1458 (Calixte III). Son neveu Rodrigo (né en Espagne en 1411), père de famille nombreuse (dont Lucrèce et César) sera (1492-1503) ce fameux pape Alexandre VI. Un siècle de toutes les débauches dans l’Eglise, un pape Borgia au retour d’Amérique de Colomb. Mais c’est une autre Histoire…
Plus de renseignements dans la pièce de Victor Hugo dédiée à Lucrèce Borgia (1480-1519). Protectrice des arts et des lettres, Lucrèce meurt à 39 ans. Comme Apollinaire ou Vian.