samedi 20 juillet 2013

TOUJOURS CE VAMPIRISME BANCAIRE...

Je viens de lire ceci :

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/07/20/97002-20130720FILWWW00172-france-les-banques-vont-recevoir-30-mds-d-euros-issus-des-livrets-reglementes-dont-le-livret-a.php

Question qu'on est en droit de se poser : pourquoi les Livret A, LDD et CDD ont-ils besoin de l'intermédiaire des banques privées (souvent véreuse comme on a déjà vu) pour participer au financement de l'économie ?

Cette nouvelle manoeuvre boîteuse m'a inspiré la fiction (?) historique ci-dessous :

-----------------------Complément d'info, du même tonneau, en Belgique :

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/belga/accord-politique-sur-l-emprunt-populaire-un-precompte-de-15-pc-s-appliquera-51f01c6a35705d934194f68b

Ce sont donc les banque privées qui vont décider du taux d'intérêt d'un emprunt d'Etat ! Mais qui va prendre ce montage en déséquilibre instable au sérieux ???-----------------

---------Après ce complément qu'il était intéressant de signaler, la fiction, qui devient du fait de plus en plus réalité.
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                                          BILL DE REBECQ





Nous sommes en 1795 dans la région de Mons.

La Révolution française avait éclaté six ans plus tôt, l’exécution de la famille royale en janvier 1793 a permis d‘installer la première République, laquelle va se diviser en trois étapes : la Convention, le Directoire puis le Consulat. En 1795, nous entamons le Directoire, qui va durer quatre ans.

Cible de déjà toute l’Europe, la France a commencé à conquérir un peu de Belgique notamment (le Comté du Hainaut), sans doute pour « faire tampon ». Mais les rapports conquérants-conquis ne furent pas immédiatement ce qu’ils avaient été lors de la « pax romana », ni ce qu’ils seront, plus furtivement c’est vrai, lors de la conquête de Napoléon, qui après ses guerres, a tenté de déclarer « la paix au Monde ». Mais on ne l’a pas pris au sérieux…

Bref, entre les soldats ou gendarmes et la population, la situation était tendue en cette année 1795, et ça va durer encore un moment. Autre détail de grande importance : c’est en 1795 que le franc français va remplacer jusqu’à l’euro en 1998, la Livre, qui avait jusque là toujours cours en France.

J’ai retrouvé ce vieil extrait d’un Moniteur de Paris qui écrivait ces lignes, et qui illustre clairement la situation :

« On fait éprouver aux Belges tous les genres de vexations. On a violé à leur égard les droits sacrés de la liberté. On a insulté avec impudence leurs convictions religieuses. Les crimes atroces, qu'on a commis, tournent contre la France et je la sers en cherchant à les effacer »

(— paru le 25 mars 1793, dans le n°84 du Moniteur de Paris.)

Nouvelle monnaie, nouveaux dirigeants, le reste de l’Europe qui gronde, la situation est tellement tendue qu’un rien peut la faire éclater. D’ailleurs, on commence à noter des actes de brigandages. Méfaits des « chauffeurs du Nord », dit-on…

( Lectrice :

- Chauffeurs du Nord…Après Nerval, Jean Ray et je ne sais plus qui, tu ne vas quand même pas nous reparler de Moneuse ?

Auteur :

- Justement, si ! Parce que j’ai du nouveau.

Lectrice :

- Du nouveau ? Tu te remets à des enquêtes dont tous les témoins ont disparu ? Pourtant t’avais laissé tomber celle consacrée à Nerval il y a quelques années…

Auteur :

-Comme ce sont de gros morceaux, je ne travaille que très progressivement. Pas envie de subir le sort de Snowden…Mais je reprends. )

C’est donc en 1795 que, officiellement pour pacifier une région en colère, un fringant capitaine arriva à Mons, déjà chef-lieu du département de Jemmapes. Il se dirigeait sur son cheval blanc vers l’hôtel de ville, depuis longtemps installé où il est toujours aujourd’hui.

Mais en passant devant le café « le Doudou », le cheval fit un léger écart, pour éviter un promeneur. Pour montrer d’entrée son autorité, le capitaine empoigna sa cravache, cria « Holà, manant ! » et abattit la cravache sur l’homme interloqué. Celui-ci était vif et n’était pas manchot : il réussit à empoigner la lanière de cette cravache qui lui était destinée, puis en la tirant des deux mains (il était costaud), il désarçonna l’arrogant capitaine. Lequel pour amortir tant bien que mal sa chute, avait lâché le manche de la cravache…

Le capitaine était par terre, un peu sonné, le cheval ne savait pas ce qu’il devait faire, et l’homme, insulté, avait pris la cravache par le manche…

Par terre, assez contusionné, le capitaine qui se croyait fringant avant cette juste leçon, n’en menait pas large : et si sa mission allait s’arrêter là ?

C’est alors qu’un autre homme sortit du Doudou, et dit : « Doucement, Gérin. Le militaire était sans doute fatigué. Inutile d’envenimer la situation ».

Gérin répondit : « Moneuse, tu m’emmerdes… ». Mais il laissa néanmoins retomber la cravache sur le capitaine, toujours couché sur le sol. Aussitôt, celui-ci réempoigna la cravache et remonta sur son cheval.

Moneuse l’invita à prendre un verre au Doudou, mais le capitaine lui répondit sèchement qu’il ne buvait pas en étant de service, et fila vite vers l’hôtel de ville, où l’attendait certainement le commissaire Bazin.

Du premier étage d’un bâtiment en face de la scène, le banquier avait tout vu, et s’était fort intéressé à cet incident. Le banquier avait remarqué que le militaire avait été humilié par Gérin, et peut-être plus encore par Moneuse.



Le rôle d’un financier est de tout remarquer, car tout peut servir.



( Lectrice :

-Ton commissaire Bazin, je suppose qu’il s’agit d’un commissaire d’arrondissement, plutôt que d’un commissaire de police ? Mais je ne comprends pas pourquoi ton banquier s’intéresse à une altercation entre un militaire et un promeneur ? Evidemment voilà Moneuse…et en plus, il sort du Doudou ! Tu n’étais quand même pas contemporain, et témoin de la scène ?

Auteur :

-Commissaire : bien vu, cette fonction a précédé celle de préfet.

Pour Moneuse…Attends la fin, tu comprendras…comme chantait Mouloudji.)

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Entr'acte pour les personnes désirant souffler un peu à ce stade de l'histoire, qui peuvent écouter cette belle  chanson :

http://www.youtube.com/watch?v=Va7FPchTFjU

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Après avoir réglé les détails de sa mission avec le commissaire Bazin, le capitaine s’en fut voir le banquier. Car c’est celui-ci qui allait payer la solde de ses soldats…



Le banquier lui exposa la situation de cette manière :

-Le franc français a remplacé la livre. C’est donc une victoire nationale qui doit réjouir un soldat.

Mais notre franc a besoin d’une couverture or…Or, (sans jeu de mots…), ceux qui possèdent de l’or refusent de le confier à la banque. Laquelle leur offre pourtant des intérêts. Donc, la banque, tant que les économies, or, vielles Livres ou autres richesses dormantes restent calfeutrées, la banque ne peut plus faire émettre de billets.

Donc, tant que les paysans et nantis du coin et d’ailleurs refuseront de faire confiance à la banque, celle-ci reste impuissante, ne dispose pas de liquidités, et ne pourra pas payer la solde des soldats. Les caisses de l’Etat sont vides, Capitaine, et celles de la banque aussi, parce que les valeurs dorment chez les inciviques.

Ceux qui gardent leur or et même leurs Livres, sans oublier le reste, en se méfiant de nous, sont des ennemis de notre franc, donc des ennemis de la Nation, Capitaine.

Maintenant que toute l’Europe est encore prête à nous assaillir, l’heure est grave et de plus en plus sombre, Capitaine.

C’est dans de tels moments que l’insécurité règne. Nous subissons des actes de brigandage, pour lesquels on soupçonne un certain Moneuse, mais rien n’a encore été prouvé.

On sait seulement qu’il est trop riche pour un meunier, et qu’il se pavane beaucoup trop. Quasiment comme un roi sur ses terres.

Il m’étonnerait donc que ce Moneuse et ses amis soient Républicains.

Mais en attendant les résultats d’enquêtes approfondies, et le fait qu’il faut convaincre la population de confier ses richesses à la banque pour raisons de sécurité, l’or qui devrait aider la Banque et l’Etat est pillé par des brigands. Quel gâchis…

Votre tâche sera rude, Capitaine…Et nous espérons, la République et sa plus fidèle alliée la finance égale pour tous, que nous pourrons compter sur vous.

Le capitaine répondit :

-Je vous ai compris, Monsieur.

(Lectrice :

-Pourquoi tu as repris une citation de De Gaulle ?

Auteur :

-C’est le militaire qui l’a dit. Et je n’aurais pas pu trouver plus parlant. )

Le lendemain de cette entrevue à mots à peine couverts, le capitaine sélectionna ceux de ces hommes qui pourraient lui servir pour…quelques pillages nocturnes.

Il n’eut pas beaucoup de difficultés, car s’il y avait bien des soldats qui s’étaient engagés par idéal, il y avait aussi des repris de justice, à qui les recruteurs avaient laissé le choix entre l’armée ou la prison. Un certain pourcentage de brigands, pillards voire tueurs ont souvent composé une partie des armées en campagne. Relire « Prédateurs », de Maxime Chattam.

Le capitaine avait composé sa garde secrète. Il avait choisi ses sbires.

Alors, ce fut très vite l’abominable massacre de la ferme Populaire, à Wasmes.

(Lectrice :

-Mais tu accuserais les soldats ?

Auteur :

-Oui. Des témoins ont vu des nuits de massacres une troupe de militaires en uniforme…

Plus de renseignements sur Wikipedia

Peut-être que le capitaine était censé patrouiller avec sa garde rapprochée ces nuits là ?)



Vinrent ensuite la Houlette à Roisin (neuf morts), le moulin de Rombies, le notaire Lehon,…, et aussi Feignies, Bavay, Dour, Binche, Quévy, Hyon, Ciply, Thulin,…Et j’en passe.

Deux années … deux ans de terreur dans la région Nord-Hainaut. Les gens qui voyaient de loin le soir les inquiétants soldats tentaient de se cacher.

Et n’en parlaient que très peu, seulement à de rares personnes de confiance. Le soir, on essayait de se barricader chez soi. On tremblait au moindre bruit.

Mais il paraît que pendant cette courte période (début 1795-Février 1797), les affaires de la banque sont redevenues florissantes. Et les soldes des soldats payées rubis sur l’ongle.

Il paraît aussi qu’il y a des militaires qui se sont considérablement enrichis…



Après avoir extrait tout ce qui pouvait l’être, le capitaine a dû ensuite songer à assurer l’essentiel de sa mission de sécurité. Il avait trouvé quelques témoignages pouvant servir de preuves contre Moneuse, Gérin et leurs amis. C’était une « bande » peu appréciée dans la région, à cause de son opulence, de ses mœurs libertaires, de son mépris de l’autorité,…

Il envoya donc le lieutenant de gendarmerie Martin et ses hommes (tous les hommes disponibles) au cabaret Allard, à Petit Quévy, où les forces de l’ordre capturèrent Moneuse, et aussi Nicolas Gérin, Alexandre Buisseret (dit « Mongros »),…

Le procès durera longtemps, car le tribunal ne fut pas facile à convaincre. (A l’époque, un an pour instruction et procès, c’était énorme). C’est vrai que les « preuves » étaient tellement…peu probantes. Mais force devant rester à la loi, le tribunal finira par décréter la culpabilité de Moneuse, Gérin,…

Ainsi, le 17 juin 1798, Gérin puis Moneuse furent décapités sur la grand- place de Douai.

Le capitaine et le banquier assistaient aux exécutions.

Quand la tête de Moneuse est tombée, elle a rebondi sur le bord du panier, et a roulé, les yeux grands ouverts, jusqu’aux pieds du banquier et du capitaine.

En regardant cette tête les yeux dans les yeux, le banquier a dit :

-Justice est faite.

Le capitaine a répété :

-Justice est faite.



On dit que jusqu’à une heure après leur mort, les morts entendent encore ce qui se dit autour d’eux. Mais je ne sais pas si c’est le cas aussi pour les têtes coupées ?

Moneuse a-t-il entendu les veules réflexions du banquier et du capitaine ? A-t-il compris le rôle du militaire et du financier dans ce qui s’était passé ?

La question mérite d’être posée, mais on n’y répondra jamais.



DERNIERE REMARQUE

Le banquier s’appelait William Law, et était le descendant d’un Law de sinistre mémoire. Comme il avait un moment transité par la sympathique commune brabançonne de Rebecq, il se faisait appeler « Bill de Rebecq », craignant des réminiscences d’un lointain passé.

On dit que c’est à cause de ce pseudo « Bill de Rebecq » que les forces de l’ombre qui veulent un « nouvel ordre mondial » ont tenu leur première réunion dans la cité de Bilderberg, dont leur groupe a adopté le nom.

Ce groupe Bilderberg est d’ailleurs sabs doute l’officialisation de celui des Illuminati, qui se voulaient déjà Maîtres du monde. Officialisation de la société jadis secrète en y invitant des financiers, des politiciens, des chefs d’Etat,…



(Lectrice :

-mais tu aurais trouvé tout ça où ? Tu n’as quand même pas pu l’avoir vu sur internet ?

Auteur :

-j’ai vu, mais pas sur internet. Je vais te raconter en bref. Mais, pour que ça reste entre nous, je vais mettre entre [] sécurisés au lieu de simples ( ), pour ne pas quemes révélations tombent dans des oreilles malintentionnées ou de mauvaises mains)



[ [[    Voilà donc mon truc, chère Lectrice :

-quand je veux analyser un épisode de l’histoire, je m’arrange d’abord à éliminer toute source de distraction ou dispersion. Tout simplement en buvant de la tisane d’ortie. La tisane d’orties a la propriété de purifier le corps de toutes les toxines,…et elle a aussi le pouvoir de libérer l’esprit et de favoriser l’hyper-concentration. Avec ma tisane, me voilà donc hyper concentré.

Dans cet état, sur le sujet qui me préoccupe, Nerval hier, Moneuse aujourd’hui,…, je lis tout ce qui est disponible sur internet. En n’omettant aucun lien, en allant très vite, grâce à ma concentration, et en mémorisant tout dans mon subconscient.

Ensuite, je ne prends pas mon bromazepam avant d’aller me coucher. Donc, je vais refaire une crise de somnambulisme. Mais je prends une tisane menthe-camomille pour être sûr de m’endormir.

 Quand je m’endors, je rêve à tout ce qu’ j’ai lu. Je vois tout. Tout se met en place. Sans doute grâce aux électrons qui voguent en moi et qui avaient filmé l’époque ciblée ? 

Et comme je suis somnambule sans bromazepam, je me lève en dormant, et viens taper à l’ordi tout ce que je vois en rêve…

Le lendemain, le manuscrit est tapé dans « Mes documents ».

Les jours où mon imprimante fonctionne, je n’ai plus qu’à imprimer !

Lectrice :

-Tes tisanes et tes crises de somnambule, c’est un peu comme Nerval avec son corps astral ? Et tu crois qu’on va prendre tout ça au sérieux, à cette époque matérialiste et mortifère ?



Auteur :

-J’aime bien le parallèle avec Nerval.

Prendre au sérieux ? Tu es libre de tes convictions, chère Amie…

Mais sortons de ces crochets pour conclure en public.   ]]]



(Lectrice :

-Pour toi, Moneuse serait donc innocent ?

Auteur :

-Ce n’était pas un enfant de chœur. Il avait aussi un délit de sale gueule : son grand père était mort en prison pour avoir… pillé des troncs d’église, et son père fut tué au sabre lors d’une rixe dans un cabaret.

Je pense qu’il fut un peu recéleur pour François-Marie Salembier -que je vais étudier aussi quand j’aurai le temps-, je pense que Moneuse est resté un peu escroc,…, mais qu’on lui a attribué des crimes pour lesquels il fallait d’urgence un coupable.)





CONCLUSION

De tous temps, il semble qu’il y ait eu concussion entre les sphères financière, politique, judiciaire, militaire,...

Il y a une oligarchie et des péquenots.

Comme il y a eu des Spartiates et des ilotes, des patriciens et des plébéiens ou esclaves, des saigneurs et leurs serfs…

Rien de fondamental n’a changé…

Car c’est toujours le cas aujourd’hui. Sans doute parce qu’il faut toujours de plus en plus de pauvres pour faire un riche.

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Rien n'a changé....

Oserais-je rappeler les Poppies ?

http://www.dailymotion.com/video/x6b7s_poppys-rien-n-a-change_music

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(Lectrice :
-Et tu attends quasi la fin pour nous proposer une  deuxième chanson !
-Auteur :
-C’est vrai, je suis parfois un peu désorganisé…Mais faut « faire avec »)
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Rien n’a changé…
Tout ça est toujours  le  cas aujourd’hui. Sans doute parce qu’il faut toujours de plus en plus de pauvres pour faire un riche…
En attendant la fin du monde ? La fin par la faim sans doute ?
Mais attention : si la fin justifie les moyens, la faim de ceux qui ont faim justifiera aussi les moyens de leur désespoir…

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Alors on verra…s’il reste quelque chose à voir…
« Qui vivra verra… » (« Que sera sera… »), par Line Renaud…………….
……………..Pour essayer de finir en beauté cette histoire sordide, et pour peut-être la conclure avec une petite lueur d’espoir  :


Fraîcheur d’une chanson d’espoir, ou d’un chant révolutionnaire qui n’avait pas dit son nom ?

………………Le Temps des cerises est aussi une chanson Révolutionnaire :


Peut-être parce que les cerises sont rouges. 
Rouges comme le sang qui a coulé…                                                                                                         




                                                                                                                                             FIN


                                            





                                                                                                               



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