mardi 14 octobre 2008

ILS ONT TRINQUé !

Crise financière, arnaque financière. Suite et pas fin. ( Mais bientôt : faim...)

Ils ont trinqué. C'est Fortis et Dexia. Réceptions à Monaco. Pour fêter la manne prodigieuse de milliards d'euros venus de la BCE, de la France, la Belgique, les P-Bas et le Luxembourg, dans les caisses trouées que des prédateurs continuent de piller sans vergogne.

Ils ont trinqué à Monaco. Pour Fortis, ce fut le banquet vomissable d'indécence à 150 000 euros. Pour Dexia, je n'ai pas les chifrres. ( Voir Google ?)

Maintenant, c'est évidemment le contribuable qui est "invité" à trinquer. Mais pas dans le même sens du terme.

Copie ci-dessous d'une suite à mon billet précédent, que j'avais posté dans les ateliers de DA.

A cause de cette crise financière, un juste équilibre travail-capital n'existe plus.
La banque centrale européenne a du injecter 313 milliards d'euros dans les banques privées. Et ce n'est pas fini. Notons que ces 313 milliards seront financés par le contribuable, çàd le travailleur, et ce pour régler les dettes des magouilleurs de la spéculation et leurs parachutes dorés.
Plus de détails sur mon billet blog intitulé Arnaque financière, et daté du 1er octobre. Blog:
http;//centpenseespourvous.blogspot.com
Les gens sont victimes des magouilles honteuses de l'univers de la finance et d'un laxisme inacceptable des Etats. Je complète ici ce billet avec deux nouveaux arguments :
1) Une banque est à l'origine une institution qui récolte l'argent des épargnants à faible taux, et le prête à taux plus élevé. Pas de risques : les prêts finissent toujours pas être remboursés, suite aux clauses hypothèques, saisies sur salaires,...
La bourse est autre chose. Un monde de spéculation. La plupart à la limite de la légalité, comme cette spéculation à la baisse, qui permet de vendre avant d'avoir acheté.
Quel texte de loi précis a donc permis aux banques de jouer en bourse avec l'argent des épargnants ?
Je crois qu'il s'agit d'un bel exemple de "confusion de capitaux", qu'il aurait fallu réprimer sévèrement avant qu'il soit trop tard.
2) J'accuse aussi les banques de clauses abusives dans leurs contrats.
Dans beaucoup de pays européens, il y a un plafond garanti en cas de faillite des systèmes bancaires. Mais il est bien prévu que même en cas de faillite, les prêts restent à rembourser entièrement !
Autrement dit, si vous avez épargné X sur un compte, vous risquez de ne plus recevoir que Y. Donc, vous risquez d'avoir vu s'évaporer dans des opérations nébuleuses une partie de votre épargne. En même temps, si vous avez un prêt en cours, il restera entièrement à rembourser, et avec ses intérêts bien sûr.
Deux poids, deux mesures, pour continuer, au seul profit d'une poignée de méprisables prédateurs qu'on voudrait voir s'étouffer dans leur pognon, " la nationalisation des pertes et la privatisation des profits".
C'est l'heure, disait Najat Belkacem en présentant notre motion E au récent conseil national du PS, d'une "Révolution démocratique, sociale, écologique, énergétique...Avec un PS radical et exigeant.
Espérons qu'il ne soit pas déjà trop tard...

1 commentaires:

À 29 septembre 2014 à 11:48 , Blogger Julie Courgibet a dit...

Salut Gelo,

Ici Julie =)

Je ne sais pas si tu seras averti de ce commentaire.

Très bon billet, cette citation (tu l'as mise entre guillemet) : "la nationalisation des pertes et la privatisation des profits" résume tout.

J'ai regardé pas mal de vidéo sur internet pour essayer de comprendre comment fonctionnait le système bancaire. La remarque qui revenait le plus souvent "si ça savait, il y aurait une immense révolution".

Bon courage et merci pour ton temps passé à écrire ces billets.

 

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